L’innovation collaborative en vedette à la JNM 2013 vue par Sophie Callies

Innovation collaborative

Retour de la Journée Nationale du Marketing 2013 organisée par l’ADETEM et placée sous le signe du C to B. En ce 26 novembre 2013 à l’Espace Cardin, le C était roi : Consommation Collaborative, innovation Collaborative et Convergence des écrans. Blog post 1 sur le sujet de l’innovation avec les succès d’AG2R La Mondiale, AXA, IBM et La Poste.

La journée commence donc sur l’innovation collaborative et les grandes entreprises qui témoignent montrent que l’heure n’est plus à la question de savoir quoi faire ou comment s’y prendre, mais plutôt à la mise en œuvre de programmes participatifs à grande envergure.

Ces programmes cross-canal combinent online et offline et permettent de passer de la boite à idées du 20ème siècle à une véritable co-innovation avec les employés. L’approche 2.0 n’est pas nouvelle prônée par les éditeurs de RSE depuis 5 ans. Mais ce qui est nouveau, c’est la maturité acquise par les organisations qui accumulent des bonnes pratiques et des résultats et font évoluer sans cesse leur dispositif.

Avec de beaux succès : comme l’idée d’un postier de créer une nouvelle campagne « Nouveaux Voisins, Bienvenue » qui a généré un C.A. de 104 k€ et une marge brute de 82,66%. Ou encore l’idée qui a fait gagner à AG2R La Mondiale le prix de l’innovation technologique de l’assurance avec la création d’un nouveau produit : une application qui permet d’avoir sa carte de tiers payant pour les frais médicaux sur son Smartphone.

JNM2013InnovationCollaborative

Certaines approches sont 100% en ligne, comme chez IBM avec ses « Jam » – entendez comme en musique, une séance d’improvisation d’un groupe. Des Jam thématiques sont lancés sous forme de forum en ligne, sur des périodes de 2 à 4 jours. Avec force de communication, de la vidéo Top Management aux Likes et au data-mining. Chez AXA ce sont 350 communautés business qui sont fédérées dans la démarche Innovaxa. Chez AG2R La Mondiale, il y a 2 temps forts de l’année : mars et septembre, avec l’ouverture d’un site dédié aux thématiques du moment.

D’autres sont mixtes online et offline, combinant site internet et évènements physiques. Mais toutes reposent sur les mêmes facteurs clés de succès qui restent sans surprise : l’implication de la DG, la communication, le process de traitement des idées et la capacité d’être agiles avec les nouveaux usages.

De belles références pour l’innovation collaborative donc. Mais sont-elles représentatives des entreprises françaises ? Muriel Garcia, Présidente de l’Association Innov’acteurs et manager qualité et innovation à La Poste nous donne quelques chiffres de l’étude à paraître en cette fin de semaine : 76% des salariés souhaiteraient être davantage impliqués dans l’innovation de leur entreprise et 30% des employés ont le sentiment que les usages numériques de leur entreprise sont en retard par rapport à leur sphère privée.

Bref, il y a encore du boulot. Mais la bonne nouvelle c’est que la route est tracée. Il suffit de s’y mettre en appliquant quelques unes de ces bonnes pratiques. Un enjeu marketing dont la mission est à la fois de driver l’innovation, mais aussi d’orchestrer les campagnes cross-canales. Et un travail de pairs avec la RH et la DSI.

Stay tuned sur la Révolution du C to B : prochain post sur un sujet qui a déménagé à la JNM 2013 : la convergence des écrans…

Retrouvez cet article et bien plus encore sur le blog de So-xperts par ici

Par Sophie Callies, So-xperts et co-présidente du Club B2B de l’Adetem

Interview: Écurie Seconde Chance ou le marketing galopant d’une PME au grand cœur

Qui n’a pas entendu parler de la célébrissime et récente course Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à l’hippodrome de Longchamp ? L’industrie des courses est une filière d’athlètes de haut niveau et la France figure parmi les meilleurs élevages de pur sang du monde entier. Cependant, tous les chevaux élevés ne naissent pas champions et beaucoup d’entre eux sont sortis du circuit s’ils ne performent pas assez. Et sur ce point, la France est en retard. Peu de structures existent pour reconvertir ces chevaux. L’issue est donc trop souvent encore la boucherie.

L’Ecurie Seconde Chance à Combrée (Maine et Loire) s’est lancée dans cette belle aventure et rencontre, depuis sa création en 2009, un succès sans précédent !

Rencontre avec Amélie Pichon, Chargée de Communication de l’Ecurie Seconde Chance.

Pourquoi donc un tel succès ?

  • Leur offre répond à un besoin criant du marché
  • Leur crédo est une cause qui touche le public
  • Ils sont animés d’une grande passion…

…mais cela ne fait pas tout ! Et bien qu’être passionné permette de se lancer, cela n’assure pas à lui seul le succès.

Une stratégie digitale très affûtée

Amélie Pichon nous explique que leur stratégie globale « s’appuie sur une architecture de marques structurée, lesquelles ont des racines communes, et sont inter connectées les unes avec les autres. Nos marques ont un objectif commun : Offrir une seconde chance aux chevaux réformés des courses. »

Pour appuyer cette stratégie, l’Ecurie Seconde Chance a mis en place une stratégie de communication digitale très pertinente et adaptée à son activité, « un pilier de la stratégie de développement, que ce soit à l’Amont (filière courses) ou à l’Aval (équitation classique)» :

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  • En se développant principalement sur les réseaux sociaux, elle touche rapidement beaucoup de clients potentiels, mais pas uniquement. « Les réseaux sociaux sont accessibles à toutes nos parties prenantes : Filière courses, équitation classique, éleveurs, presse… Grâce aux réseaux sociaux, l’Ecurie Seconde Chance est sur le web le carrefour entre ses différents interlocuteurs. Ainsi, les éleveurs, entraineurs, propriétaires, cavaliers d’entrainement, soigneurs (…) peuvent avoir des nouvelles en temps réel de leurs anciens protégés ! De même, les cavaliers d’équitation classique peuvent suivre les arrivées de chevaux à l’Écurie, leur évolution physique et au travail. Les réseaux sociaux nous ont donc permis de créer une certaine proximité avec nos différents interlocuteurs» nous explique Amélie Pichon.

Le tout, sans dépenser un centime dans la publicité et en recentrant donc le budget sur son cœur de métier.

  •  Se rendant disponible, visible, réactive mais surtout simple d’accès, cette petite PME flirte avec une très belle audience digitale qui se traduit par un taux de conversion très intéressant : 200 chevaux ont été reconvertis avec succès en 2012, et déjà 185 en 2013. Et la belle aventure n’est pas prête de s’arrêter.

« Les gens se passionnent par la nouvelle vie de nos pensionnaires. Ils partagent les posts, les commentent, les likent ! »

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Quelques chiffres à ce jour :

1500 visites par jour sur leur site internet ombrelle ecuriesecondechance.com
18 600 fans sur le Facebook Seconde Chance et 2 400 sur le Facebook Sauver un Cheval
200 followers sur twitter
= près de 21 200 fans et followers sur les réseaux sociaux !

 

Une dynamique marketing toujours plus 2.0 : l’appel au crowdfunding

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Très récemment, l’écurie s’est lancée dans la très actuelle tendance du financement participatif via le site My Major Company, dans le but de pouvoir financer plus de rapatriements de chevaux (40 pour ce projet). Cela est bien connu, seul, on va vite mais ensemble, on va plus loin.
En une petite semaine, les compteurs ont explosé et l’objectif premier de 1500€ a été atteint et dépassé alors que la date limite était prévue le 30 décembre 2013.

Une donnée intéressante à analyser est le ratio donneurs/dons. En effet, le don moyen dans les débuts était de 60,55€ avec un écart type de 5€ à 200€. Une moyenne très significative de la passion mais aussi de la communication de cette passion aux internautes, qui leur fait mettre la main à la poche, loin de laisser quelques euros symboliques.

A ce jour, l’objectif doublé de 3000€ avant le 31/12/2013 sera atteint dans 510€.

> Pour suivre et soutenir ce projet, c’est par ici

Les bonnes pratiques:

– Une communication digitale très importante
– Une proximité entre les internautes et l’entreprise via les canaux digitaux
– Une cause qui touche
– Une passion partagée

L’exemple de l’Ecurie Seconde Chance nous confirme bien que le marketing peut effectivement servir des causes justes.

 

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Amélie Pichon et Sylvain Martin, fondateur et gérant de l’Ecurie Seconde Chance

Caroline BESSET

[Vidéo] « Comment faire des campagnes digitales efficaces ? Bonnes pratiques des enseignes »

Réunion du Club Distribution et Performance Point de Vente du 23/10/13 dans le cadre du Salon VAD Conext 2013 animée par Elisabeth CONY-EXERTIER, co-présidente du Club Performance & distribution point de vente

Avec les interventions de:

  • Frédéric LEFEBVREEX DG de 3 Suisses Belgique et ex DG de Viking (Groupe Office Dépôt)
  • Matthieu WALLAERT Président d’Altavia Lille
  • Berangere LAMBOLEY Ex directrice générale marketing et communication de BUT