Au secours, ma vie se digitalise !

Club Marketing & CommunicationS du 17 mars 2017

Intervention de Xavier Perret, Directeur Digital du marché B2B, Orange France

La fiction d’hier, celle qui nous a apporté, dans les salles obscures, rêves et frissons, n’est-elle pas, l’expression, peu ou prou, de la réalité qui s’offre à nous, aujourd’hui ?
Xavier Perret, co-auteur avec Guy Jacquemelle, de l’ouvrage, ‘Au secours, ma vie se digitalise’, propose une nouvelle lecture de la communication, du marketing, et de la relation client en s’appuyant sur un échantillon de films hollywoodiens qui ont marqué le monde du cinéma.
La révolution digitale, était déjà sous nos yeux, inspirée par des équipes de chercheurs qui ont inspiré le scenario des réalisateurs.
Dès, l’Odyssée de l’Espace, en 1968, l’ordinateur occupe la première place dans l’univers du quotidien au travers des modes de fonctionnement qui interpelaient alors et qui sont aujourd’hui d’une grande banalité.
L’Ipad y était déjà présent, et ce, avant que Steve Jobs ne signe son design !
Dans Matrix, on y apprend comment devenir Data scientist, et ainsi décrypter les données, le Big Data, pour les mettre au service du business.
Des données collectées, analysées et soumises aux lois de la statistique, afin d’impacter les comportements, c’est la réalité augmentée illustrée dans Terminator, hier…et aujourd’hui dans Pokémon !
Décider d’une stratégie, c’est passer par un calcul des probabilités, selon de le théorème de Bayes, une approche démontrée dans les Dents de la mer et extrapolable à l’entreprise.
Le ‘machine learning’ applicable à l’industrie ( Un amour de coccinelle) , l’intelligence artificielle, l’anticipation ( les pre -cognitifs de Minority Report)…sont l’expression de   l’intégration du digital dans la vie de l’entreprise et de ses clients avec des interférences à optimiser et également maitriser.
Le digital suppose donc, face à ses effets, dont notamment la disparition des tiers de confiance, la nécessité, au sein de l’entreprise, de savoir recruter une équipe agile afin de rassembler des compétences au service d’un objectif précis.
Pour le salarié, s’agit de récréer du sens à sa vie à côté de l’entreprise.
Ce sont donc de vrais enjeux de transformation et de formation auxquels il faut faire face.
La transformation digitale, peut être un moyen pour revaloriser les métiers en les déchargeant d’activités sans intérêt mais cela impliquera de les redéfinir.
L’enjeu est énorme pour le CDO, qui, au-delà de l’automatisation doit faire face à une évolution tant des postures que des compétences.
Digitalisation et stratégie de marketing et de communication sont donc étroitement interconnectées.
Compte-Rendu réalisé par Martine Deplaix Grolleau, Orange Business Services

 

Redesigner la communication

Club CommunicationS & Marketing du 10 avril 2015

Frédérique Lenglen, DG du cabinet PPR, propose une nouvelle grammaire pour une communication efficace.

Retrouvez ICI la présentation de Frédérique Lenglen

Le leitmotiv de F.Lenglen : communiquer, c’est créer et donc avoir l’audace de re-designer pour suggérer un nouvel usage.
Trois mots clés, design, innovation et empathie sociétale résument cette nouvelle approche caractérisée par ses trois facettes : une communication expressive, partagée et immersive.

Il s’agit d’une remise en cause des basiques de la communication où la place de l’émetteur est supplantée par celle du récepteur, le client ou consommateur qui passe à l’état de co-producteur.
La communication dite expressive, se distingue par six signaux : l’usage (ex : Uber , Drivy …), l’émotion (le récepteur touché, commente son vécu) , l’audace, l’image, l’expérience et…l’empathie.
Cette remise en cause implique donc un nouveau plan de communication élaboré à partir d’interrogations auxquelles l’annonceur doit répondre : quelles initiatives ? quels sujets ? , quels partenaires co-auteurs ou co-producteurs ?

L’exposé de F.Lenglen qui a interpelé un auditoire important, a posé la problématique du ROI notamment pour les marques installées.

Club Communications & Marketing : Secrets de présentations réussies, ou comment captiver votre audience en 3 conseils fondamentaux

« La mort par PowerPoint ». L’avez-vous déjà connue ? Nous l’avons tous au moins une fois vécue (subie ou produite). Si si, vous savez bien, ces slides bourrées de textes, graphiques, d’animations, d’applaudissements, d’effets apparition/disparition et peut-être même, illustrées avec ces fameuses photos d’équipes ou d’une poignée de main devant le globe terrestre. Phil Waknell a surnommé cela:

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(Crédit photo: Phil Walknel)

Alors comment font donc les anglo-saxons pour captiver les foules (et ce même sur des sujets sérieux) ? Ces « shows à l’américaine » nous font rêver, les discours fédérateurs de Barack Obama, les splendides présentations Apple, les conférences d’Al Gore et tant d’autres…

Le Club CommunicationS et Marketing de l’Adetem a eu l’honneur d’accueillir, lors de sa dernière réunion, Phil Waknell, britannique passionné de ce sujet et fondateur d’Ideas on Stage, spécialiste de l’art des présentations en public.

Voici quelques conseils clés issus de la présentation de Phil Waknell lors cette réunion , à travers une analyse du lancement de l’Ipod Nano par Steve Jobs.

3 axes fondamentaux:

1. Raconter une histoire 
Steve Jobs, introduit l’Ipod Nano par une annonce choc: son prédécesseur l’Ipod mini, lecteur MP3 le plus populaire au monde, envié par tous les concurrents, contenant déjà les fameuses « 1000 chansons dans votre poche »…devient tout d’un coup dépassé.
La meilleure manière de prouver l’intérêt du nouveau produit ? Regardez donc cette image:

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L’Ipod Mini mettait 1000 chansons dans une poche normale, l’ipod Nano, quant à lui, met 1000 chansons dans la petite poche, celle dont tout le monde ignore l’utilité.
Humour associé à une preuve infaillible et simple, de surcroît en direct = public conquis et convaincu.

2. Choisir des visuels de qualité
Ne dit-on pas qu’une image vaut 1000 mots ? Plus que jamais, cette affirmation s’avère impactante. A vouloir trop bien faire, mettre toutes les informations importantes dans nos slides que nous distribuerons ensuite, on noie le message. Trop chargée, la présentation devient inutile: Les études scientifiques ayant prouvé qu’il est absolument impossible de lire en même temps que d’écouter un orateur, tâchons donc d’épurer au maximum.
La présentation Apple est claire et vaut exemple parfait: une phrase blanche sur un fond noir, éventuellement une image. Et c’est tout.
A retenir: les slides ne sont pas un document, tout comme un document ne constitue pas un PPT. Si vous souhaitez laisser une trace écrite de votre présentation, préparez un document à part. 

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St Exupery disait à juste titre: « la perfection, ce n’est pas quand on n’a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retirer ». Less is more, à méditer…

3. Etre un orateur prêt, passionné et passionnant
Qui n’a pas entendu parler du flop Samsung au CES 2014 par Michael Bay ?
La leçon à retenir est simple: peu importe les problème techniques, soyez prêts, passionnés et entrainés. Repensez à la leçon d’Apple: un peu d’humour, un ton travaillé, une diction nette et un débit retenu sur un fond simple et explicite.

N’oubliez pas les 5 C d’un bon orateur: clair, concis, confortable, crédible convaincant.

En résumé: une présentation percutante reprend la métaphore d’une allumette à double tête:  elle commence sur une explosion, continue en se consumant hardiment et finit à nouveau par une explosion.

Maintenant, c’est à vous de jouer !

Caroline BESSET